Si cet accouchement se révèle être un «traumatisme» pour B.B, comme elle le confie elle-même au Point, ses mots très durs le sont tout autant pour son fils Nicolas. Blessé au plus profond de sa chair, Nicolas Charrier intente un procès à sa mère en 1996, pour atteinte à l’intimité intra-utérine. Dans cette bataille, l’intéressé peut compter sur le soutien de son père Jacques Charrier, lequel ne tarde pas à se rallier à sa cause. «Le fils de Brigitte Bardot, Nicolas Charrier, et son ex-mari, Jacques Charrier, demandent 6 millions de francs de dommages et intérêts à l’actrice, et 5 millions à Grasset, l’éditeur qui a publié, en octobre 1996, son autobiographie Initiales BB», rapporte Libération en 1997. La plaidoirie menée par l’avocate de l’actrice ne suffit pas à convaincre les juges, qui la reconnaissent coupable. Le 7 mars 1997, Jacques et Nicolas Charrier obtiennent que Brigitte Bardot et son éditeur soient condamnés à payer 150 000 francs au premier et 100 000 francs au second, de dommages et intérêts.
Mère et fils sur la voie de la réconciliation
Avec le temps, l’héroïne du film Et Dieu créa la femme reconnaît volontiers ses torts. «Il me manquait beaucoup de soutien, il me manquait des parents, des gens qui m’aident à vivre. Je n’avais pas cela», se justifie l’actrice, dans les pages du Parisien, en 2022. Le temps fait son effet, et bien que les blessures soient toujours présentes, mère et fils parviennent à renouer. «Nous nous appelons régulièrement. Vivant en Norvège, il me rend visite une fois par an à la Madrague, seul ou accompagné de sa famille, de sa femme, de mes petites-filles», raconte-t-elle à Var Matin. «Je l’aime d’une manière spéciale. Et lui aussi. Il me ressemble un peu. Physiquement il a beaucoup hérité de son père», raconte celle qui était davantage à sa place au milieu des animaux.






