Séduit par ce concept audacieux, Bedford prend une décision sans précédent : il souhaite que son corps soit congelé après sa mort. Le 12 janvier 1967, son vœu devient réalité. Son organisme est préparé selon les protocoles expérimentaux de l’époque, puis placé dans un réservoir d’azote liquide à –196 °C.
Cette opération, menée par des pionniers de la cryogénisation, marque le début d’une aventure scientifique et humaine inédite. Pour Bedford, ce geste n’était pas un acte de peur, mais une manière de participer à une expérience qu’il jugeait prometteuse pour les générations futures.
Un corps figé dans le temps
Vingt-quatre ans plus tard, dans les années 1990, une équipe de spécialistes de l’organisation Alcor – aujourd’hui l’un des principaux centres de cryoconservation – décide de vérifier l’état du corps. À leur grande surprise, malgré les décennies écoulées, le Dr Bedford est resté remarquablement bien conservé. La peau présentait quelques marques de décoloration, mais le visage semblait presque endormi, comme si le temps s’était arrêté.






